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Presse & Publications

2019: l’année ou les véhicules autonomes passent à la vitesse supérieure ?

1 février 2019

Alors que les annonces d'investissements se multiplient et que de plus en plus de tests réels sont expérimentés  sur route, 2019 sera-t-elle l'année du véhicule autonome?

Une publication récente de données statistiques de l'Office Européen des Brevets (OEB) pourrait le suggérer, ou tout au moins suggérer que l'impulsion se poursuit dans cet important secteur. En 2017, dernière année pour laquelle des chiffres sont disponibles, l'OEB a reçu près de 4 000 demandes de brevet relatives à des véhicules autonomes, contre 922 en 2011.

Cela représente une augmentation de 330% en seulement 6 ans ! Pour remettre les choses en contexte, les dépôts dans ce domaine ont progressé 20 fois plus rapidement que le nombre de demandes de brevet déposées à l'OEB en général.

Un nouveau secteur économique dynamique

Les impacts technologiques et sociaux des véhicules autonomes seront divers. Les villes intelligentes et les véhicules intelligents communiqueront les uns avec les autres en temps réel, ce qui aidera à surmonter le problème récurrent de la congestion du trafic, alors que les modèles traditionnels en matière de possession de véhicule pourraient évoluer à mesure que la ligne de démarcation entre transport public et transport privé se brouille.

Cependant, au-delà de ses hypothèses, le dernier rapport de l'OEB révèle également la croissance d'un tout nouveau secteur économique. Le rapport montre, par exemple, que si les 25 premières entreprises du secteur représentent 40% de l’ensemble des dépôts de brevets, les 60% restants sont effectués par des centaines de petites entreprises.

Dans cette industrie naissante où le processus naturel d’attrition, de rachats et de fusions n’a pas encore consolidé le marché entre les mains de quelques acteurs clés, il y a beaucoup à faire.

Si, par exemple, une entreprise relativement petite devait breveter une technologie vraiment unique dans ce domaine, elle pourrait peut-être alors octroyer une licence d'utilisation de cette technologie au reste du marché, offrant ainsi à de petites entreprises une chance réelle de concurrencer certains des acteurs bien implantés.

Une propriété intellectuelle et notamment des demandes de brevets bien rédigés seront essentiels pour permettre aux entreprises de s’implanter sur ce marché, permettant ainsi à l’innovation d’être protégée et exploitée.

IT contre constructeurs automobiles

Outre l'émergence d'un tout nouvel écosystème industriel autour des véhicules autonomes, un autre thème clé ressort du rapport : parmi les 25 premiers déposants de ce marché, les constructeurs automobiles traditionnels sont minoritaires. Bien qu'il y ait des inclusions attendues - BAE Systems, Audi et Volvo par exemple - une grande partie de la liste est composée de sociétés mondiales opérant dans les technologies de l’information.

Les technologies numériques bouleversent les modèles commerciaux traditionnels à bien des égards, et l’empiétement des sociétés technologiques sur des marchés traditionnellement dominés par les constructeurs est un phénomène que nous constatons dans plusieurs secteurs. Dans les domaines de la technologie médicale, des produits pharmaceutiques, et dans d’autres secteurs, les entreprises des technologies de l’information développent des produits innovants qui perturbent les entreprises les plus établies. Le rapport de l'OEB suggère, alors que le monde se prépare pour la prochaine génération de transports, que la même dynamique est à l'œuvre dans le secteur automobile.

Les véhicules présenteront toujours une composante physique et mécanique importante. Cependant, à mesure que les logiciels de conduite automatisée ou d’aide à la conduite prendront de l’importance, les véhicules de demain en viendront à compter autant sur les technologies numériques que sur les seules technologies mécaniques.

L’enjeu de la propriété intellectuelle

Les logiciels composeront une part essentielle des véhicules autonomes, ce qui pose un défi aux entreprises qui dominaient jusqu'à présent le secteur automobile : elles pourraient ne pas disposer de l'expertise numérique que détiennent par contre leurs nouveaux concurrents.

Sécuriser la propriété intellectuelle sur ces innovations numériques fondées largement sur les données nécessitera différentes approches. De même, l'évolution rapide des technologies dans ces domaines soulèvera des questions non seulement pour les innovateurs, mais également pour le droit de la propriété intellectuelle. Par exemple, à qui appartient la propriété intellectuelle créée par une intelligence artificielle ? À mesure que la technologie évoluera, les lois sur les brevets et les directives d’examen pratiquées dans les offices de brevet  devront résoudre les  problèmes émergents.

Ce qui est clair dès à présent, c’est que dans la mesure où les véhicules autonomes favorisent l’innovation numérique dans le secteur automobile, une propriété intellectuelle stratégique et évolutive sera essentielle pour les entreprises cherchant à conquérir ces nouveaux marchés.

Auteur :
Stephen Blake
Partner, Birmingham (UK)
Chartered (UK) and European Patent Attorney

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